Une grande aire marine protégée en Guyane !

Suite aux négociations sur le nucléaire iranien, et à leurs conséquences sur l’afflux de pétrole sur les marchés, les pétroliers viennent de comprendre que la ressource pétrolière va encore voir sa valeur chuter fortement… Qu’elle se raréfie, qu’elle est largement responsable des dérèglements climatiques globaux… En plus, une telle dépendance à une ressource polluante et à durée de vie finie comporte des risques géostratégiques récemment mis en évidence, cf ce JT de l’autre jour :


Michel Chevalet nous explique la crise… by ina
Aussi, un éclair de vision à long terme vient de traverser les esprits, et une aire marine protégée, couvrant le littoral du Maroni à l’Oyapock, et gérée par le Comité Régional des Pêches, vient d’être exigée auprès des Ministère de l’Industrie et de l’Ecologie par les multinationales pétrolières !

Le Panda, courbaturé par sa récente zumba, tient tout de même à féliciter les initiateurs de ce changement de paradigme. Tout arrive :)

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Earth Hour 2015 : bravo à vous !

Supers moments passés sur Cayenne et Kourou, une belle ambiance, une zumba endiablée, un conteur et des tambouyens inspirés, tous les âges rassemblés pour ce moment riche en échange, pour le climat.
Merci à vous qui êtes venus, qui avez joué le jeu, qui nous avez soutenus…

Quelques illustrations en souvenir !

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La fausse durabilité des barrages en Amazonie

L’étude récemment publiée dans la revue scientifique « Energies » jette un pavé dans la mare des (nombreux) promoteurs de barrages en milieu amazonien.

En décortiquant la politique brésilienne en la matière, les scientifiques révèlent deux biais importants dans la logique de promotion des barrages : la sous-estimation systématique des enjeux écologiques (les sites concernés étant souvent sous-étudiés avant leur ennoiement), et la topographie inadaptée, les larges plaines amazoniennes proposant une potentialité très faible de production hydroélectrique, en comparaison avec les dégâts irréversibles engendrés en termes de perte de puits de carbone, et de dégagement de gaz à effet de serre.

Les barrages en milieu amazonien (tel que celui de Petit-Saut en Guyane), établis sur des reliefs faibles, ennoient de larges zones de forêt primaire, entraînant des émissions massives de gaz à effet de serre (GES), essentiellement du méthane. Ainsi, les chercheurs ont calculé que si l’ensemble des barrages envisagés devaient voir le jour en Amazonie, leurs émissions de GES représenteraient 172% des émissions brésiliennes liées aux énergies fossiles en 2010. En parallèle, les chercheurs rappellent que les productions électriques de ce type déclinent inévitablement du fait de la sédimentation au niveau des turbines. Ils notent par ailleurs que les prédictions d’impact des changements climatiques indiquent une baisse attendue de la pluviométrie, et par conséquent de la productivité potentielle de ce type d’ouvrage.

Selon les auteurs, les alternatives aux vieux modèles de type barrage sont réels : la production photovoltaïque coûte 30 à 40% moins cher dans le contexte amazonien que l’hydroélectricité issue de gros ouvrages. Enfin, ils indiquent que, si des études plus complètes étaient réalisées et intégraient l’ensemble des conséquences sociales et environnementales de la construction des barrages, il deviendrait alors difficile d’argumenter en leur faveur. A l’inverse, seuls des calculs sur le court terme, minorant les conséquences irréversibles, peuvent encore aujourd’hui tenter de justifier ce type de choix.

En conclusion, les chercheurs insistent sur le besoin d’un changement de perspective politique, réellement tourné vers des solutions innovantes et modernes. Une rupture avec les vieux mythes liant production hydroélectrique et bonne santé économique, basés sur des suppositions erronées mais encore répandues, est aujourd’hui nécessaire. L’étude est disponible en ligne ici.

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Vous zavez vu un dauphin ?

Vous passiez sur le vieux port, et hop, devant vous, trois dauphins en promenade ?! C’est ce qui nous est arrivé il y a 10 jours. Et bien, cette info est importante pour nous qui cherchons à mieux savoir où et quand se trouve la bête.

Aussi, si ce genre de moment vous arrive, vous pouvez participer au suivi du dauphin, en remplissant au maximum la fiche d’observation que vous pouvez télécharger ici.

D’avance un grand merci !!

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