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La tortue luth va bien dans les GuyaneS !

Depuis la première estimation de la population de tortues luth (Dermochelys coriacea) reproductrice dans la région (14 700 femelles selon Pritchard, en 1971), les côtes des Guyanes jouent un rôle central dans la préservation de l’espèce à l’échelle mondiale. Après plusieurs décennies d’efforts de protection (notamment sur les deux rives de l’estuaire du Maroni au Suriname et en Guyane), la population des Guyanes affiche une tendance stabilisée ou en légère hausse[1]. Selon une publication sortie récemment[2], la tortue luth dans les Guyanes apparaît comme l’une des populations les mieux préservées au monde.

Y'a moyen de bien s'entendre !

Y'a moyen de bien s'entendre !

La tortue luth a été classée « en danger critique d’extinction » par l’Union Mondiale pour la Conservation de la Nature (UICN) en 2000, le principal facteur de menace sur l’espèce apparaissant lié aux captures accidentelles. Ainsi une étude estimait qu’en 2000, entre 30 000 et 60 000 tortues luth avaient été victimes de captures accidentelles dans l’Océan Atlantique[3].

A l’échelle internationale, les efforts de protection de cette espèce se sont largement structurés et différentes coopérations régionales et internationales se sont établies. Ainsi dans le cadre du projet TALCIN, une publication internationale a permis d’identifier les zones de migration et des zones de résidence temporaire l’espèce à l’échelle de l’Océan Atlantique, mettant en évidence des comportements de nourrissage dans ces régions[4].

En Guyane, les efforts de préservation de la tortue luth se sont progressivement renforcés, avec notamment la création de la réserve naturelle de l’Amana (1998), et la mise en place d’un Plan de Restauration pour les tortues marines (2007). La question des captures accidentelles reste non résolue au large de la réserve naturelle de l’Amana, et demeure majoritairement liée aux nombreux navires de pêche illégaux opérant dans cette zone.

Pour autant, la population reproductrice des Guyanes semble avoir bénéficié de l’effort mené sur le long-terme pour préserver ses sites de ponte. Ainsi le nombre de pontes de tortue luth reste élevé dans l’estuaire du Maroni, et a nettement augmenté sur les plages de l’Ile de Cayenne. >> Lire la suite

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A la découverte des tortues marines de Sinnamary

PLAGE MALMANOURY

Le programme Caret2 (Co-ordinated Approach to Restore our Endangered Turtles 2) permet d’assurer le suivi des tortues marines sur certaines plages isolées : de la Malmanoury (Sinnamary) et d’Aztèque (Réserve Naturelle de l’Amana).

Ces suivis sont soutenus financièrement par la DEAL, dans le cadre du Plan de Restauration des tortues marines de Guyane.

La plage de la Malmanoury, autrefois fréquentée par les habitants de la commune de Sinnamary, ressurgit aujourd’hui d’un front de mer longtemps occupé par les palétuviers rouge de la mangrove environnante.

Présentant des conditions d’accueil idéales lors de leur phase de ponte, le WWF, avec l’appui de la Mairie de Sinnamary et des services du Centre National d’Etude Spatial, mène sur ce site écologique exceptionnel des missions de suivi des trois espèces de tortues marines qui nidifient en Guyane : la tortue Luth (Dermochelys coriacea), la tortue verte (Chelonia mydas) et la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea)[1].

Dans ce paysage sauvage, refuge extraordinaire de la biodiversité guyanaise, nous réalisons des opérations de comptage des nids et de lecture/marquage des tortues marines[2]. Elles permettront d’améliorer l’estimation du nombre de pontes de ces espèces emblématiques de la région et de renforcer leur suivi sur le plateau des Guyanes.


[1] La tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) nidifie de manière épisodique en Guyane et ne fait donc pas l’objet d’un suivi spécifique.

[2] L’équipe vérifie la présence de puce électronique sur les tortues marines. En l’absence de puce, la tortue est marquée. Cette puce permet de répertorier l’individu et de l’identifier lors d’une prochaine lecture. Ces opérations permettent le suivi des tortues marines par individu.

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les tortues 2011 sont en ligne !

Suite aux travaux similaires menés en 2010, le WWF-Guianas a mené en mai 2011, trois missions de déploiement de balises Argos sur des tortues marines du Suriname et du Guyana.Ces opérations s’inscrivent dans les activités engagées par le WWF sur le plateau des Guyanes afin de mieux connaître les migrations intra et post ponte des tortues marines.

tortues luth: cliquez sur la carte !

tortues luth: cliquez sur la carte !

Le WWF-France a participé activement à ces missions organisées par son bureau régional. Ce sont au total douze tortues marines qui seront, grâce à ce dispositif, suivies par satellite, jour après jour, pendant les prochains mois : huit tortues luth (Dermochelys coriacea) et quatre tortues vertes (Chelonia mydas).

Ce suivi satellitaire permettra de mieux connaître l’éthologie des tortues marines des Guyanes et d’estimer les niveaux d’interactions avec les différentes pêcheries de la région selon l’espèce, facilitant à terme l’élaboration d’un plan régional de réduction des prises accidentelles de tortues marines.

D’autres balises seront déployées sur des tortues vertes l’an prochain, dans le cadre du Programme CARET2 (Co-ordinated Approach to Restore our Endangered Turtles 2), de part et d’autre du fleuve Maroni.

Et les tortues vertes (qui se dirigent droit vers les eaux de Guyane ) :

les tortues vertes suivies, aux portes de la Guyane :)

les tortues vertes suivies, aux portes de la Guyane :)

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Inauguration d’un produit touristique à Awala Yalimapo

Une fois n’est pas coutume, nous parlons aujourd’hui tourisme. Plus précisémment, tourisme de nature, autour des tortues marines plus spécifiquement. Car celles et ceux qui connaissent le site de Awala Yalimapo et la réserve naturelle de l’Amana savent que de nombreux visiteurs les fréquentent, pendant la saison de ponte (février/août), sans toujours veiller à respecter les consignes de respect de ces reptiles. Par ailleurs, jusqu’à un passé récent, il n’était pas aisé de trouver un guide sur place, ou un logement… >> Lire la suite

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