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Deuxième session de formation de « guides nature » dans la région du Maroni.

Dans le cadre du projet transfrontalier ? CARET2[1] (cofinancé par le PO Amazonie au titre du FEDER, le CNES, le MEEDTL), le WWF-France, bureau Guyane organise la deuxième session de formation destinée aux « guides natures » basés en Basse-Mana (Mana et Awala Yalimapo), et à Galibi (Suriname), en collaboration avec la réserve naturelle de l’Amana (gérée par le PNR de Guyane) et la Mairie d’Awala Yalimapo.  Un beau suivi de l’initiative similaire d’il y a un an…

le groupe en pleine discussion !

le groupe en pleine discussion !

Zone d’importance écologique majeure, l’estuaire du Maroni accueille saisonnièrement d’importantes cohortes de tortues marines pendant leur saison de ponte (mars-août). Chaque année ce sont des milliers de touristes qui viennent assister à ce spectacle unique, sur ses plages du Suriname et de Guyane.

Le projet CARET2 a pour objectif de préserver et de valoriser la présence des tortues marines, pour ce faire les opérateurs locaux ont été associés à la conception d’un produit touristique autour des tortues marines (Kawana Experience), inauguré en mars 2011 par le Prince consort du Danemark. En complément, des actions sont engagées dans la perspective d’un futur produit transfrontalier. Afin de promouvoir une telle approche, les guides locaux des deux rives de l’estuaire sont à nouveau réunis dans le cadre de la deuxième formation des guides touristiques, programmée du 30 janvier au 4 février 2012.

Rendez-vous à Awala-Yalimapo ou à Galibi pour des belles découvertes avec une prestation d’excellente qualité en compagnie de ces guides « nature  »  !!!


[1] Le projet CARET2 (Coordinated Approach to Restore Endangered Turtles) porté par le WWF-France, bureau Guyane associe l’association Kwata, le Parc Naturel Régional de Guyane, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, et le WWF Guianas au Suriname.,

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Une radio communautaire pour la conservation des tortues marines

Les 11 et 12 octobre derniers, deux évènements d’importance se sont tenus dans le village amérindien de Galibi au Suriname : l’inauguration de la radio communautaire, « Radio Galibi », et celle du sentier touristique « The Galibi Jungle Trail ». Ces deux évènements, qui ont vu le jour grâce à l’appui du WWF Guianas, participent d’une même dynamique de développement durable de l’estuaire du Maroni.

Jungle Trail 3

Le tourisme s’est développé à Galibi autour de l’observation des tortues marines. La promotion de cette activité, qui se concentre pendant la saison des pontes (de février à juillet), constitue une incitation forte à la conservation des tortues marines dans l’estuaire du Maroni (lorsqu’elle s’exerce dans le respect des bonnes pratiques d’observation).

La création du sentier touristique « The Galibi Jungle Trail », en offrant la perspective d’un prolongement de la durée moyenne des séjours touristiques à Galibi, et la viabilité de son activité tout au long de l’année, ouvre l’expectative d’un développement touristique résolument tourné vers la protection de l’environnement. Cette initiative confirme le choix de la communauté de cibler l’écotourisme comme moyen de promotion de son territoire.

Radio Galibi 2

« Radio Galibi », permettra, quant à elle, le renforcement de l’échange culturel entre les membres de la communauté Kaliña qui se partagent de part et d’autre du Fleuve Maroni (entre les villages de Awala-Yalimapo en Guyane française et de Galibi au Suriname). Ce faisant, elle constitue un formidable moyen d’information et de communication sur les programmes de conservation de la nature engagés au sein de la communauté Kaliña, et notamment des programmes de conservation des tortues marines.

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La tortue luth va bien dans les GuyaneS !

Depuis la première estimation de la population de tortues luth (Dermochelys coriacea) reproductrice dans la région (14 700 femelles selon Pritchard, en 1971), les côtes des Guyanes jouent un rôle central dans la préservation de l’espèce à l’échelle mondiale. Après plusieurs décennies d’efforts de protection (notamment sur les deux rives de l’estuaire du Maroni au Suriname et en Guyane), la population des Guyanes affiche une tendance stabilisée ou en légère hausse[1]. Selon une publication sortie récemment[2], la tortue luth dans les Guyanes apparaît comme l’une des populations les mieux préservées au monde.

Y'a moyen de bien s'entendre !

Y'a moyen de bien s'entendre !

La tortue luth a été classée « en danger critique d’extinction » par l’Union Mondiale pour la Conservation de la Nature (UICN) en 2000, le principal facteur de menace sur l’espèce apparaissant lié aux captures accidentelles. Ainsi une étude estimait qu’en 2000, entre 30 000 et 60 000 tortues luth avaient été victimes de captures accidentelles dans l’Océan Atlantique[3].

A l’échelle internationale, les efforts de protection de cette espèce se sont largement structurés et différentes coopérations régionales et internationales se sont établies. Ainsi dans le cadre du projet TALCIN, une publication internationale a permis d’identifier les zones de migration et des zones de résidence temporaire l’espèce à l’échelle de l’Océan Atlantique, mettant en évidence des comportements de nourrissage dans ces régions[4].

En Guyane, les efforts de préservation de la tortue luth se sont progressivement renforcés, avec notamment la création de la réserve naturelle de l’Amana (1998), et la mise en place d’un Plan de Restauration pour les tortues marines (2007). La question des captures accidentelles reste non résolue au large de la réserve naturelle de l’Amana, et demeure majoritairement liée aux nombreux navires de pêche illégaux opérant dans cette zone.

Pour autant, la population reproductrice des Guyanes semble avoir bénéficié de l’effort mené sur le long-terme pour préserver ses sites de ponte. Ainsi le nombre de pontes de tortue luth reste élevé dans l’estuaire du Maroni, et a nettement augmenté sur les plages de l’Ile de Cayenne. >> Lire la suite

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A la découverte des tortues marines de Sinnamary

PLAGE MALMANOURY

Le programme Caret2 (Co-ordinated Approach to Restore our Endangered Turtles 2) permet d’assurer le suivi des tortues marines sur certaines plages isolées : de la Malmanoury (Sinnamary) et d’Aztèque (Réserve Naturelle de l’Amana).

Ces suivis sont soutenus financièrement par la DEAL, dans le cadre du Plan de Restauration des tortues marines de Guyane.

La plage de la Malmanoury, autrefois fréquentée par les habitants de la commune de Sinnamary, ressurgit aujourd’hui d’un front de mer longtemps occupé par les palétuviers rouge de la mangrove environnante.

Présentant des conditions d’accueil idéales lors de leur phase de ponte, le WWF, avec l’appui de la Mairie de Sinnamary et des services du Centre National d’Etude Spatial, mène sur ce site écologique exceptionnel des missions de suivi des trois espèces de tortues marines qui nidifient en Guyane : la tortue Luth (Dermochelys coriacea), la tortue verte (Chelonia mydas) et la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea)[1].

Dans ce paysage sauvage, refuge extraordinaire de la biodiversité guyanaise, nous réalisons des opérations de comptage des nids et de lecture/marquage des tortues marines[2]. Elles permettront d’améliorer l’estimation du nombre de pontes de ces espèces emblématiques de la région et de renforcer leur suivi sur le plateau des Guyanes.


[1] La tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) nidifie de manière épisodique en Guyane et ne fait donc pas l’objet d’un suivi spécifique.

[2] L’équipe vérifie la présence de puce électronique sur les tortues marines. En l’absence de puce, la tortue est marquée. Cette puce permet de répertorier l’individu et de l’identifier lors d’une prochaine lecture. Ces opérations permettent le suivi des tortues marines par individu.

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