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Une radio communautaire pour la conservation des tortues marines

Les 11 et 12 octobre derniers, deux évènements d’importance se sont tenus dans le village amérindien de Galibi au Suriname : l’inauguration de la radio communautaire, « Radio Galibi », et celle du sentier touristique « The Galibi Jungle Trail ». Ces deux évènements, qui ont vu le jour grâce à l’appui du WWF Guianas, participent d’une même dynamique de développement durable de l’estuaire du Maroni.

Jungle Trail 3

Le tourisme s’est développé à Galibi autour de l’observation des tortues marines. La promotion de cette activité, qui se concentre pendant la saison des pontes (de février à juillet), constitue une incitation forte à la conservation des tortues marines dans l’estuaire du Maroni (lorsqu’elle s’exerce dans le respect des bonnes pratiques d’observation).

La création du sentier touristique « The Galibi Jungle Trail », en offrant la perspective d’un prolongement de la durée moyenne des séjours touristiques à Galibi, et la viabilité de son activité tout au long de l’année, ouvre l’expectative d’un développement touristique résolument tourné vers la protection de l’environnement. Cette initiative confirme le choix de la communauté de cibler l’écotourisme comme moyen de promotion de son territoire.

Radio Galibi 2

« Radio Galibi », permettra, quant à elle, le renforcement de l’échange culturel entre les membres de la communauté Kaliña qui se partagent de part et d’autre du Fleuve Maroni (entre les villages de Awala-Yalimapo en Guyane française et de Galibi au Suriname). Ce faisant, elle constitue un formidable moyen d’information et de communication sur les programmes de conservation de la nature engagés au sein de la communauté Kaliña, et notamment des programmes de conservation des tortues marines.

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Le satellite pour mieux traquer l’or illégal ?

Dans les heures (ou jours) qui viennent, une fusée Soyouz partira de Guyane. Cette actualité spatiale rappelle la possibilité-déjà existante-de quantifier et de rendre disponible le suivi de certains enjeux environnementaux par satellite. Deux études récentes démontrent la pertinence de cette approche pour le suivi des impacts liés à l’exploitation aurifère.

image satellite du Pérou, entre 2000 et 2009. Impact aurifère bien visible.

Etude Pérou (Swenson et al, 2011), entre 2003 et 2009. Impact aurifère bien visible.

Ainsi une étude publiée en avril 2011 et basée sur les images satellite de la région de Madre Dios au Pérou permet de mesurer un taux de déforestation (lié à l’exploitation aurifère) de 1915ha/an entre 2006 et 2009, soit un rythme de déforestation six fois plus élevé que pour la période 2003-2006[1]. Cette accélération des impacts est mise en relation avec le cours de l’or fortement haussier pendant cette période (+18% par an). Selon cette étude, l’importation massive de mercure pour l’exploitation aurifère pourrait atteindre 500tonnes en 2011 au Pérou on mesure ainsi l’ampleur de la contamination des écosystèmes…

Dans une logique similaire, le WWF a permis la réalisation d’une étude de la déforestation liée à l’exploitation aurifère sur l’ensemble des trois Guyanes, et sur une partie du territoire de l’Amapá (soit une étendue de 525 404 km2).

Deux séries de données ont été examinées : l’année 2000[2], et la période 2007/2008[2]. A cette échelle transnationale, aucune différenciation n’est faite concernant le type d’exploitation aurifère considérée (légal/illégal, alluvionnaire/primaire).

Ces travaux (disponibles ici) permettent, comme au Pérou, une mesure de l’emprise de l’exploitation aurifère dans les Guyanes, en mesurant la déforestation associée.

Ainsi de 2000 à 2007/2008, la déforestation liée à l’exploitation aurifère (tous types confondus) a été multipliée par 2,93 - passant de 22 316ha à 65 464ha dans la région des Guyanes.

Des impacts bien visibles dans la région, via le satellite.

Des impacts bien visibles dans la région, via le satellite.

Par ailleurs, chaque territoire de la région a connu sur cette période une augmentation comparable de la pression aurifère (hausse de la déforestation d’un facteur 3,2 en Guyane et au Suriname, et de 2,7 au Guyana).

Sur la base de ces études, l’une menée au Pérou, l’autre portant sur les Guyanes, le WWF invite à la mise en place d’un observatoire des pratiques aurifères, qui permettrait d’objectiver, et de partager, le suivi de ces impacts par étude satellite. Un suivi particulier de l’exploitation aurifère illégale pourra être mené, en comparant zones déforestées (ou linéaires de cours d’eau impactés) et zonage des permis aurifères attribués par Pays.

Concernant la Guyane, un premier suivi de ce type est réalisé pour le territoire du Parc Amazonien de Guyane, mais demande à être étendu à l’ensemble du territoire.

A noter que l’excellente revue « Une saison en Guyane » a utilisé ces images pour estimer l’impact de l’or illégal sur l’ensemble des aires protégées des Guyanes. Une carto hyper précise disponible ici.


[1] Swenson JJ, Carter CE, Domec J-C, Delgado CI (2011) Gold Mining in the Peruvian Amazon: Global Prices, Deforestation, and Mercury Imports. PLoS ONE 6(4): e18875. doi:10.1371/journal.pone.0018875

[2] +/- un an, selon la disponibilité des images satellite.

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Le WWF France – Bureau Guyane recrute son/sa chargé(e) de programme «Ecosystèmes Terrestres de Guyane »

Le/La Chargé(e) de Programme aura pour mission de mettre en œuvre, de coordonner et d’assurer le suivi de ces quatre axes en Guyane.

Il/elle assurera notamment :

  • La définition détaillée des actions à mener en Guyane afin de répondre aux objectifs fixés au niveau régional, l’identification des partenaires pour une mise en place efficace en Guyane, et un bon reporting technique et financier.
  • L’élaboration et le suivi technique des documents de formalisation (convention, contrats) soutenant les actions identifiées, et les rapports (français et anglais) d’étape.
  • Le suivi de terrain des interventions du WWF et des partenaires du programme.
  • Le suivi financier des actions couvertes par le programme.
  • La communication régulière autour du programme auprès des institutions locales et de l’ensemble des partenaires.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 05 septembre 2011.

Voir la fiche complète de l’offre

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L’or de la bijouterie française est-il traçable ??

Le cours de l’or bat de nouveaux records avec des valeurs dépassant la barre symbolique de 1 500 US dollar l’once. Les causes conjoncturelles sont bien identifiées : crise économique mondiale, tensions en Afrique du Nord et Moyen-Orient, inquiétude concernant la dette en Europe.

Les conséquences de cette « fièvre de l’or » qui poussent les chercheurs d’or et les multinationales minières à aller chercher au plus vite de nouveaux gisements aurifères sont, elles aussi, bien connues : pollution des fleuves français de Guyane, déplacement de villages entiers aux Philippines, empoisonnement de l’eau potable touchant plus de 2 millions de personnes en Roumanie, soutien financier aux milices armées de Colombie et du Congo, exploitation de milliers d’enfants au Burkina Faso, Niger et Ghana, etc.

La bijouterie-joaillerie : encore et toujours le secteur n°1 en matière de demande d’or

Vue schématique de la filière

Vue schématique de la filière


Malgré l’augmentation depuis deux ans de l’utilisation de l’or par le secteur bancaire, le secteur de la bijouterie-joaillerie reste le principal demandeur d’or au monde, avec plus de 50% de la demande mondiale[1].

Face aux lourds impacts de la ruée vers l’or contemporaine, quelles garanties les professionnels de la filière bijouterie-joaillerie française peuvent-ils apporter aux consommateurs quant à l’origine de l’or et la façon dont il a été extrait ? >> Lire la suite

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