Depuis maintenant huit jours, la filière « pêche » de Guyane, renforcée par différents acteurs économiques et politiques locaux, a décidé de stopper toute activité, et de bloquer le consulat du Brésil à Cayenne. En cause, l’omniprésence de la pêche illégale, qui représente, selon les récentes estimations de l’Ifremer, 200% de l’effort de pêche local. Ce mouvement de ras-le-bol trouve ses racines dans l’absence de réaction ministérielle adaptée à ce fléau, en dépit de nombreuses alertes sur ce thème. Retour sur ces messages non reçus au plus haut niveau.
Juin 1999 : les acteurs de la protection des tortues marines (réserve naturelle de l’Amana, association Kulalasi, WWF) découvrent un filet maillant dérivant de plus de 4Km. Il comporte 11 tortues luth capturées. Une seule survivante.

Article publié le 04 février 2003 dans France-Guyane, 10 ans jour pour jour, et aucune avancée réelle…
Mars 2000 : à destination du Conseil National de la Protection de la Nature, le WWF rédige un rapport de « Recommandations pour la protection des tortues marines dans l’estuaire du Maroni», avec un focus sur les questions de pêche illégale. Entre autres, la mise en place de radars aux frontières est proposé.
Juin 2001 : deux nouvelles tortues luth sont capturées dans les filets de tapouilles. Elles sont relâchées.
Février 2003 : premier survol aérien du WWF ; sur 15 bateaux observés entre le Maroni et Cayenne, 12 sont illégaux.
Décembre 2004 : le WWF publie les données d’observation des bateaux illégaux, ainsi que des estimations de pertes économiques que la pression de pêche dans l’Ouest représente. >> Lire la suite
Catégories : Menaces et enjeux, Nos actus.
Taggé: guyane, pêche illégale
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