Le WWF porteur du diagnostic de la biodiversité en Guyane pour la Commission Européenne

 

 

Un processus collectif pour identifier les priorités d’investissement en faveur de la biodiversité des Outre-Mers

Bonne nouvelle : la Commission Européenne souhaite soutenir des porteurs de projets œuvrant en faveur de la biodiversité dans les Outre-mers. Le programme BEST vise à proposer une stratégie d’investissement auprès de la Commission et de ses partenaires. L’autre bonne nouvelle, c’est que cette stratégie, pour la Guyane, c’est à vous de la faire ! Pour cela, une méthode est proposée, le « profil écosystémique ». L’élaboration de ce profil permettra à la Commission de mieux comprendre pourquoi il est important d’investir, et à quoi pourront servir les financements. Ce profil sera délivré à la Commission à la fin de l’année 2015. Les années 2016 et 2017 seront alors consacrées au montage de la stratégie de financement. >> Lire la suite

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Les cinq grands secrets de l’Amazonie et du climat

A quoi l’Amazonie sert-elle ? Doit-on vraiment considérer « l’océan vert » amazonien comme un élément fondamental de l’équilibre climatique de notre planète ? A quelques jours d’Earth Hour, une mobilisation pour le climat qui s’annonce bien vivante en Guyane, faisons le point sur l’importance des liens entre la forêt amazonienne et le climat !

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Journée Mondiale des Zones Humides en Guyane : programme du 31 janvier au 2 mars 2015

Comme chaque année, ce 2 février nous célébrons la journée mondiale des zones humides (JMZH).  Mais sommes nous conscients de l’importance de ces milieux, de leur richesse biologique et des nombreux services écosystémiques qu’ils fournissent à notre société ?

Le rôle des zones humides est essentiel pour la vie ; leur dégradation peut entraîner en plus de la perte de leur biodiversité, une modification de ses fonctions écologiques, hydrologiques et socio-économique avec des impacts sur la santé, les ressources et le bien- être de l’humanité.

Depuis 1900, le monde a perdu environ 50% de ses zones humides (UNWWAP 2003). Cette tendance est confirmée par l’indice d’étendue des zones humides (Wetlands Extent Index) qui montre qu’entre 1970 et 2000, dans un échantillon de plus de 1000 zones humides, elles régressent en moyenne de 40%. Le  rapport Planète Vivante 2014 quant à lui, révèle via l’indice planète vivante (IPV),  une chute moyenne de 76%  des populations d’espèces d’eau douce entre 1970 et 2010.

En France, le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a lancé le 15 juin 2014 le troisième plan national d’action (2014-2018) en faveur des milieux humides dont l’objectif est « de disposer rapidement d’une vision globale des milieux humides et de mettre au point une véritable stratégie de préservation et de reconquête, que ce soit en métropole ou dans les outremer, et qui associe l’ensemble des acteurs mobilisés. »

Pour mieux comprendre les enjeux autour de ces milieux en Guyane et faire leur découverte, les acteurs de l’eau et des espaces naturels, sous la coordination de l’association SEPANGUY -coordinatrice du programme pédagogique sur l’eau SOLOLIYA- , vous proposent du 31 janvier au 2 mars 2015 des animations à destination du grand public. Cliquez ici pour accéder au programme.

Pour plus d’information :

  • Les zones humides de Guyane et des Antilles (Collection Nature Guyanaise)
  • Synthèse bibliographique des zones humides de Guyane, rapport BRGM,  2009.
  • « L’économie des écosystèmes et de la biodiversité pour l’eau et les zones humides » (synthèse en français du rapport « The Economics of Ecosystems and Biodiversity for Water and Wetlands » Russi D., ten Brink P., Farmer A., Badura T., Coates D., Förster J., Kumar R. and Davidson N. , 2012)
  • Zones humides du Guyana (Wetlands of Guyana)
  • RAMSAR

 (*) crédit photo : Christian Moulin

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Dans les Guyanes, l’équivalent de 86 000 terrains de football déforestés à cause de l’orpaillage…

Une étude publiée le 14 janvier 2015 illustre l’impact de l’exploitation aurifère incontrôlée en termes de déforestation. Basé sur l’analyse d’images satellites et sur le suivi de l’évolution du couvert forestier dans les régions aurifères amazoniennes, ce travail montre que le plateau des Guyanes a payé le plus lourd tribut.

En effet, 41 % de la déforestation amazonienne liée à l’exploitation de l’or entre 2001 et 2013 a eu lieu dans la région des Guyanes. Les autres régions les plus touchées, qui concentrent 90% de cette déforestation spécifique, sont l’Amazonie péruvienne (28 %), la région brésilienne du Tapajos-Xingu (11 %) et la région colombienne de Magdalena (9 %). 

A l’échelle des Guyanes, l’exploitation aurifère joue un rôle économique important. Néanmoins, les pratiques incontrôlées sont responsables d’impacts environnementaux majeurs, puisque la déforestation qu’elles entraînent dans la région, même mesurée à l’échelle continentale, est maintenant devenue significative. Les impacts au sein ou à proximité immédiate des aires protégées sont aussi devenus considérables, selon les chercheurs. 

Le Parc du Brownsberg (Suriname), fortement impacté par l’orpaillage illégal

La récente publication fait état de 1 680 km² déforestés entre 2001 et 2013 du fait de l’expansion de l’exploitation aurifère à l’échelle amazonienne. Plus spécifiquement, entre 2007 et 2013, la région des Guyanes a perdu 606 km2 de couvert forestier, soit l’équivalent de 86 000 terrains de football.

Pour la région, cette publication permet une mise à jour des données préalablement publiées par le WWF en 2011[2]. Depuis quelques années, certains gouvernements dans la région ont pris des mesures pour mieux contrôler le phénomène, mais ces récents résultats montrent un besoin immédiat de redoublement de ces efforts. Les impacts transnationaux appellent des réponses coordonnés entre les pays. Plus spécifiquement, trois éléments demandent une attention immédiate :

–  la mise en place de la convention de Minamata,

– la surveillance renforcée des aires protégées,

– la mise en place d’accords transfrontaliers de contrôle des flux de mercure, d’or, et de personnels impliqués dans l’exploitation aurifère.

Ce type d’effort coordonné peut avoir des conséquences positives sur le terrain, comme en témoigne l’accord bilatéral franco-brésilien de contrôle des activités aurifères en zone transfrontalière[3]. Selon la Préfecture de Guyane, cette coopération accrue, couplée à un renforcement des contrôles, ont récemment permis une diminution de 20% de la pression aurifère illégale en Guyane.

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