Observation exceptionnelle : un jaguar noir !

Les collègues du WWF US, en déplacement au Brésil, pour rendre compte des résultats du plus grand programme de protection de l’Amazonie, sont tombés sur LE symbole mythique de cette forêt : un jaguar mélanique… Comme chez d’autres espèces, les jaguars peuvent en effet apparaître totalement noirs, du fait d’une mutation génétique rare. Cette « panthère noire » version amazonienne est très rare, puisque seulement un faible pourcentage des jaguars naissent avec ce pelage. Nous savons que ce type de robe existe aussi en Guyane, comme en témoignent diverses photos prises localement. Alors ouvrons l’oeil, ça peut arriver à tout le monde de croiser un animal mythique, non ?

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Les cinq grands secrets de l’Amazonie et du climat

A quoi l’Amazonie sert-elle ? Doit-on vraiment considérer « l’océan vert » amazonien comme un élément fondamental de l’équilibre climatique de notre planète ? A quelques jours d’Earth Hour, une mobilisation pour le climat qui s’annonce bien vivante en Guyane, faisons le point sur l’importance des liens entre la forêt amazonienne et le climat !

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Une base de l’orpaillage illégal enfin visitée par les forces armées

La fameuse base logistique de l’orpaillage illégal, « ilha bela« , située sur la rive brésilienne de l’Oyapock, au coeur du dispositif des Parcs Nationaux des Tumucumaque (Brésil) et de Guyane, a fait l’objet d’une intervention des forces de l’ordre brésiliennes mercredi dernier. Réalisée avec l’appui de la gendarmerie française, cette intervention illustre toute l’importance de l’accord bilatéral en cours de mise en place entre les autorités brésiliennes et françaises, qui coordonnent enfin leurs efforts. Le WWF s’en réjouit, et encourage les interventions de ce type, visant à faire baisser la criminalité, et les nombreux trafics autour de l’or illégal.

Zone d’application de l’accord franco brésilien de lutte contre l’or illégal.

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Dans les Guyanes, l’équivalent de 86 000 terrains de football déforestés à cause de l’orpaillage…

Une étude publiée le 14 janvier 2015 illustre l’impact de l’exploitation aurifère incontrôlée en termes de déforestation. Basé sur l’analyse d’images satellites et sur le suivi de l’évolution du couvert forestier dans les régions aurifères amazoniennes, ce travail montre que le plateau des Guyanes a payé le plus lourd tribut.

En effet, 41 % de la déforestation amazonienne liée à l’exploitation de l’or entre 2001 et 2013 a eu lieu dans la région des Guyanes. Les autres régions les plus touchées, qui concentrent 90% de cette déforestation spécifique, sont l’Amazonie péruvienne (28 %), la région brésilienne du Tapajos-Xingu (11 %) et la région colombienne de Magdalena (9 %). 

A l’échelle des Guyanes, l’exploitation aurifère joue un rôle économique important. Néanmoins, les pratiques incontrôlées sont responsables d’impacts environnementaux majeurs, puisque la déforestation qu’elles entraînent dans la région, même mesurée à l’échelle continentale, est maintenant devenue significative. Les impacts au sein ou à proximité immédiate des aires protégées sont aussi devenus considérables, selon les chercheurs. 

Le Parc du Brownsberg (Suriname), fortement impacté par l’orpaillage illégal

La récente publication fait état de 1 680 km² déforestés entre 2001 et 2013 du fait de l’expansion de l’exploitation aurifère à l’échelle amazonienne. Plus spécifiquement, entre 2007 et 2013, la région des Guyanes a perdu 606 km2 de couvert forestier, soit l’équivalent de 86 000 terrains de football.

Pour la région, cette publication permet une mise à jour des données préalablement publiées par le WWF en 2011[2]. Depuis quelques années, certains gouvernements dans la région ont pris des mesures pour mieux contrôler le phénomène, mais ces récents résultats montrent un besoin immédiat de redoublement de ces efforts. Les impacts transnationaux appellent des réponses coordonnés entre les pays. Plus spécifiquement, trois éléments demandent une attention immédiate :

–  la mise en place de la convention de Minamata,

– la surveillance renforcée des aires protégées,

– la mise en place d’accords transfrontaliers de contrôle des flux de mercure, d’or, et de personnels impliqués dans l’exploitation aurifère.

Ce type d’effort coordonné peut avoir des conséquences positives sur le terrain, comme en témoigne l’accord bilatéral franco-brésilien de contrôle des activités aurifères en zone transfrontalière[3]. Selon la Préfecture de Guyane, cette coopération accrue, couplée à un renforcement des contrôles, ont récemment permis une diminution de 20% de la pression aurifère illégale en Guyane.

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